Êtes-vous assis à la bonne table?

« Avoir l’occasion de pouvoir contribuer, d’apporter quelque chose à la table ». Quelque chose que la majorité des gens souhaite, à travers le travail qu’ils font. La vérité c’est que, parfois, la table à laquelle nous sommes assis n’est pas la meilleure pour que nous puissions y « contribuer quelque chose », et être nous-mêmes. C’est à nous, à ce moment-là, de choisir de rester ou partir.

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Ce n’était la plus parfaite des journées mais c’était « une de ces journées ». Mary avait rencontré sa belle famille; les Thompsons, à quelques reprises par le passé. Aujourd’hui, c’était la première fois qu’elle était invitée à une rencontre de « la famille complète ».

En tenant, aussi fort que possible, le plat opaque de nourriture qu’elle transportait, Mary essayait d’avoir un certain contrôle sur sa nervosité. En regardant son amoureux, JP, elle lui a demandé la même question, encore une fois : « Penses-tu qu’ils vont l’aimer? » D’une voix calme il a répondu « C’est pas le genre de plat auquel ils sont habitués mais c’est fait avec des ingrédients qu’ils ont l’habitude de manger. Donc, je pense que oui, ils vont l’aimer. »

Chaque personne avait préparé et apporter quelque chose à partager avec les autres. Du plus jeune frère de JP, jusqu’à sa sœur la plus vieille, et leur conjoints. Même la mère de JP; Mme Thompson, avait décidé de relever le défi de préparer un dessert. Quelque chose que son mari faisait, normalement.

En regardant la contribution de chacun, Mary a réalisé qu’il n’y avait que des « plats santé » sur la table. Aucune nourriture transformée ou de plats « prêts-à-manger ».

En le mentionnant à la soeur ainée de JP, elle s’est fait dire « Pendant plusieurs années, quand nous étions jeunes, il y avait un marché public pas loin. Donc on est habitué de faire les choses d’une certaine façon, et d’avoir des produits les plus frais possibles. Ça goûte tellement meilleur. » Le plus jeune frère de JP a ajouté « On n’a jamais eu de Kraft Dinner. Ma mère ne le permettait pas. Même si… », en élevant sa voix « j’ai déjà de ce genre de « macaroni fromage, avec la poudre orange » chez mon meilleur ami, quand j’étais petit. Quelque chose que ma mère n’a jamais su ».

En pointant vers un plat opaque de nourriture, place sur la table familial, le père de JP a demandé è Mary: « Et toi?! Qu’est-ce que tu as apporté aujourd’hui? »

La nuque de Mary s’est soudainement raidie. En se parlant à elle-même « J’espère qu’ils vont l’aimer. (…) J’espère que JP m’a dit la vérité. »

Avec une certaine hésitation dans la voix, Mary a répondu « C’est… c’est un… gratin de légumes d’été. »

As-tu entendu ça, chérie?! Un gratin… de quoi, encore? »

En venant se mettre à coté de Mary, JP a répondu à la question de son père. « Un gratin de légumes d’été, « dad ». Quelque chose que toi ou « mom » nous avez jamais fais manger mais… »

En interrompant JP, quelqu’un a demandé « C’est fait avec quoi? Parce que ça sonne « bon »! » « Encore mieux, on est en pleine saison des récoltes! Donc le « timing » est parfait » a ajouté la sœur ainée de JP.

Pour JP, qui l’a remarqué, les épaules de Mary sont retombées, tout à coup. Comme si quelqu’un venait de lui enlever un poids de sur elle. Avec une voix maintenant plus relaxe, Mary a commencé a expliqué quels ingrédients elle avait utilisé pour préparer son gratin.

Pendant que tous les autres parlaient du gratin, et de souvenirs d’autres réunions familiales, JP a pris Mary un peu sur le coté. « Je te l’avais qu’ils aimeraient ça ».

« Je le sais, mais… tu le sais… je n’ai pas toujours senti que j’étais assise à la bonne table. En tous cas, avec la famille de mon ex. »

JP a simplement fait signe que « Oui », avec la tête.

Parce qu’ils sont un « mix » de personnes, les environnements de travail, comme les environnements sociaux, sont par défaut différents les uns des autres. Rendant ça difficile d’apprendre et comprendre si nous nous intégrons bien à un, ou si un « est fait pour nous ».

La partie la plus difficile est de décider quoi faire quand nous réalisons que nous sommes assis à une « table » qui n’est pas pour nous, pour différentes raisons.

Avez-vous tendance à tout faire pour vous trouvez un autre environnement de travail? Un qui vous convient mieux, le plus rapidement possible? Ou vous restez, et essayer de trouver les justifications que vous avez besoin, simplement pour ne pas avoir à penser à la position inconfortable dans laquelle vous avez décidé d’être assis, à partir de maintenant?

P.S Vous avez la capacité « d’avoir un impact dans la vie des autres ». Prouvez à vos doutes qu’ils ont tort.

 

 

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