Des résolutions qui inspiraient à agir

Personne ne se souhaite un mauvais charma ou mauvaise fortune. « J’espère que je vais décrocher le pire emploi possible ». Sauf que, l’absence d’un coté « inspirant » est souvent une des raisons pour lesquelles plusieurs objectifs ou résolutions que nous nous fixons finissent par être délaissées en cours de route ou oubliées.

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Il y avait rarement eu autant de personnes dans ce grand appartement. La plupart du temps, il était vide. Ça devait être une occasion spéciale. En se fiant au “cling” des verres entre eux, aux sons de la coutellerie sur les assiettes pleines de nourriture, et le bourdonnement des discussions, s’en était vraiment une. Comme n’importe quel Réveillon du Nouvel An a tendance à l’être. Celui-ci ne faisait pas exception. Encore moins quand un grand « Poff! » a rendu silencieux tous ceux qui étaient dans le salon.

Comme hôte, j’avais eu l’idée de donner une « twist » à la vieille tradition de se fixer des Résolutions du Nouvel An.

Comment? En offrant à chaque invité un biscuit chinois ou « fortune cookie ». Un qu’ils pigeraient au hasard, du sac que je venais d’ouvrir au salon.

Même si, quand j’ai vu les sacs de biscuits chinois à l’épicerie, ma première pensée a été « Ah oui! Bonne idée. Faut faire ça », j’avais un point dans le ventre. Est-ce que mes amis « joueraient le jeu »?

Après avoir expliqué le « pourquoi » des biscuits, les rires spontanés, les grands sourires et les « Ça ne se peut pas qu’il ait fait ça » m’ont donné la réponse que j’avais besoin. À ce moment-là, tous les invités étaient rendus au salon.

Même parmi les plus réticents, il y avait un sourire dans leur visage qui disait « Ok. Essayons de s’amuser ».

Quand tout le monde a semblé avoir partagé sa « Fortune pour la Nouvelle Année » avec les autres, j’ai attiré l’attention de mes amis avec une autre « twist ».

La première « twist » pouvait avoir été un pied-de-nez à la « bonne fortune » que nous souhaitons, parfois, voir tomber sur nous sans avoir à faire un effort, comme je l’ai expliqué au groupe. Pour la seconde « twist », elle, j’étais beaucoup moins convaincu. Moins convaincu que ça fonctionnerait. Pour m’aider à quand même aller de l’avant, je me suis dis « Et puis après? J’ai déjà fais un fou de moi-même en donnant aux gens des « fortune cookies » au Réveillon. Ça ne peut pas être pire ».

Chaque personne a donc reçu un long mais étroit bout de papier blanc. Il y avait autant de bouts de papier qu’il y avait de personnes. Sur le papier, chaque invité devait écrire une chose qu’il ou elle souhaitait personnellement commencer à faire, améliorer ou réaliser au cours de la Nouvelle Année. J’ai ajouté qu’après coup il était possible, pour « qui en aurait envie », de partager son souhait avec les autres.

Chacun à leur manière, mes amis étaient tous des fonceurs ou des fonceuses. Des gens qui s’étaient donnés des buts, au fil du temps, et les avaient souvent réalisés. De leur demander de jouer à « Identifie une chose que tu aimerais qu’il arrive dans ta vie, au cours de la nouvelle année » n’était donc pas de les sortir de leur zone de confort.

Pendant quelques minutes, pendant que les stylos s’échangeaient de main, les têtes se sont baissées. Toutes tombantes, une après l’autre, comme dans un mode de réflexion.

Les différents murmures m’ont fait réaliser combien un bon état d’esprit ou une « bonne vibe » le fait de « Penser à qu’est-ce qui serait un but, un objectif inspirant pour soi » peut créer, des fois.

Au fur et à mesure que les gens ont trouvé ce qu’ils se souhaitaient, ils ont commencé à partager avec les autres ce qu’il y avait d’écrit sur leur bout de papier. Seulement basé sur leurs réactions, vous pouviez savoir qui avait pris cette dernière « twist » sérieusement ou pas.

Ça ne comptait plus vraiment rendu-là. Parce qu’il était minuit moins deux minutes, et les gens courraient dans différentes directions. Cherchant tous et toutes quelque chose avec lequel trinquer. Quelques uns avaient acheté des cidres mousseux, d’autres avaient du champagne. Les bouchons étaient préparés pour sauter, et les gorges se rinçaient. « Hummm. Hummm ». Tout le monde voulait être prêt pour minuit.

Quand le décompte à frappé la marque des 10 secondes, l’excitation a grandi de façon démesurée. Jusqu’à minuit. Quand elle a littéralement fait trembler l’appartement. Parce que les gens sautaient partout, en s’époumonant à grands coups de « Bonne Année » entre eux.

Les échanges de souhaits ont continué pendant un bout. Comme les « cling » de verres entre eux, les sons de coutellerie sur des assiettes maintenant vides, et le bourdonnement des discussions. Jusqu’à ce qu’il ne reste que de l’eau à boire.

Après quelques heures de sommeil, je me suis mis à nettoyer l’appartement.

Le bout le plus plaisant n’a pas été de remettre les meubles à leur place ou de laver les planchers ou la vaisselle. C’est quand je suis passé à coté d’une pile de longs mais étroits bouts de papier, placée sur mon comptoir de cuisine. Ils étaient tous là. Les souhaits / résolutions de mes amis. Tous, sauf trois.

J’étais content de la situation, et j’en ai même ris.

Parce que je me suis imaginé que ces résolutions avaient « vraiment cliqué, connecté avec mes amis ». Comme si elles étaient de vraies personnes; ces résolutions. Et nous savons tous ce dont quelqu’un est capable quand un objectif ou un but l’inspire vraiment.

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